Le vent porteur des primaires

Objet politique non identifié, les primaires « ouvertes » ont l’air de fonctionner. Loin de virer au pugilat ou à la bataille d’égos, la Starac du PS accouche d’un vrai débat d’idées et marginalise pour l’instant l’UMP, dont le candidat unique n’est pas officiellement en campagne.

En ouvrant la désignation du candidat PS à tous les électeurs de gauche, voire à tous les Français, les initiateurs des primaires n’étaient pas seulement guidés par le souci du progrès démocratique. Empruntant aussi à l’art de la guerre, ils ont voulu bâtir une rampe de lancement efficace vers la présidentielle, en donnant à l’heureux(se) élu(e) la dynamique la plus forte possible pour affronter la mère de toutes les batailles.

Le pari n’était pas sans risque. Selon ses détracteurs, cette mécanique infernale risquait d’attiser les divisions. Certains imaginaient déjà un combat de rue, dont le vainqueur sortirait éreinté et seul, aux commandes de la traditionnelle « machine à perdre ».

A l’issue du deuxième débat, une nouvelle fois très suivi et très commenté, il semble que les sceptiques se soient trompés. Lire la suite

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Et si Sarkozy ne se présentait pas ?

L’hypothèse du retrait du candidat « naturel », « évident », « incontestable », reste osée. Mais le président sortant, qui devait déjà faire face à une impopularité forte et durable, voit maintenant se rapprocher le spectre des affaires… Jusqu’au coup de théâtre ?

Bien sûr, les affaires – voire les condamnations – n’ont jamais empêché une réélection. Sans parler des Balkany, Dugoin et autres Tibéri, Juppé connaît aujourd’hui une seconde jeunesse. L’exemple le plus significatif restant évidemment celui de Chirac qui, tout au long d’une vie politique loin d’être « irréprochable », a toujours réussi à passer entre les gouttes… Et même à être réélu en 2002 avec 82% des voix !

On connaît toute une série d’affaires « abracadabrantesques » qui ont pourtant fait « pschitt ». Lire la suite

Robert de Niro’s smiling

« You’re talking to me, Claire ? You’re talking to me ? ». Vraiment très fort. Face à Claire Chazal, DSK nous a fait dimanche soir un grand numéro, où il était impossible de ne pas reconnaître le style si caractéristique de Robert de Niro.

Tout en gravité et en tension intérieure au début, avant de distiller un cocktail très sophistiqué de silences, de plissements d’yeux, de mouvements de menton, de pincements de lèvres, de voix furtivement étranglée, de sourires illuminés ou énigmatiques… Du grand art. Et l’on réalise que l’on regrette vraiment, au moins pour le spectacle, le match qui n’aura pas lieu entre les deux plus grands acteurs actuels de la politique française. Lire la suite